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Le vrai
visage
de l’affliction
GASTON RACINE
MAHANAÏM

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GASTON RACINE
Né en Suisse en 1917. De descendance huguenote, il se
convertit au Christ à l'âge de 14 ans où il eut une vision
particulière de l'unité des chrétiens.
Arrêté en pleine jeunesse par la maladie, il apprit à l'école de
la souffrance à renoncer à ses plans et ses projets les plus
chers pour se soumettre à la volonté de Dieu.
Après plus de 50 ans de ministère pastoral et d'enseignement
biblique dans divers pays du monde, tout en restant
foncièrement attaché à la révélation divine telle qu'elle est
attestée dans l'Écriture Sainte, Gaston Racine demeure
humblement disponible pour servir Son Dieu où Il veut,
comme Il veut et quand II veut.
Pour accomplir cette vocation, depuis 1947, Gaston Racine ne
dépend d'aucune église particulière.

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Le vrai Visage de
l'affliction
L
a plupart des gens ne con-naissent de
l'épreuve que son dur et sombre visage.
Pour beaucoup, c'est l'ennemie cruelle, implacable,
insensible à la douleur, aux larmes, aux peines, aux
révoltes des humains.
Épreuve aux cent visages, touchant à tous les
domaines de la vie matérielle, sociale, conjugale,
familiale, sur le plan physique, moral et spirituel.
Tel un miroir, le visage de l'homme reflète
exactement ce qu'il a vu de l'épreuve.
Les uns ont gardé son sourire amer, d'autres son
regard cruel, d'autres cette face morne et indifférente de
la résignation, d'autres enfin les stigmates d'une douleur
que ni le temps, ni personne ne semble vouloir ni pouvoir
effacer.
Ami qui passez par l'épreuve, ce message est pour
vous!
Il ne vous apportera pas de condoléances sincères, ni
même ce qu'on appelle une parole de chrétienne
sympathie". Les formules les plus exactes et les phrases

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les mieux tour-nées sont impuissantes à vous aider. Au
contraire, jusqu'à ce jour, elles n'ont peut-être qu'aggravé
votre peine, ravivé votre souffrance.
Je ne connais ni vos circonstances, ni la nature
même de votre épreuve, ni vos convictions personnelles.
Je ne sais si vous êtes incrédule ou croyant, si vous avez
une foi quelconque et si vous trouvez en elle un certain
secours pour
supporter
votre affliction.
Je sais seulement une chose!...VOUS SOUFFREZ,
et cela me suffit pour me sentir près de vous!
N'allez surtout pas croire que je désire m'ingérer
dans les affaires d'autrui ou que je cherche à tout prix à
pénétrer dans le sanctuaire d'une âme qui croit devoir se
fermer et cultiver en son sein une douleur secrète.
Je ne m'imposerai pas! Vous ferez de ces lignes ce
que vous voudrez. Comme un poteau indicateur, elles
voudraient simplement vous montrer un chemin qui
pourrait vous conduire dans un état où les épreuves
règnent encore, mais où elles ont un autre visage et
d'autres conséquences que les craintes, les déceptions,
les révoltes, la solitude, le vide, le désespoir...
Ami lecteur, tu souffres!... Aujourd'hui tu es seul...
Aujourd'hui tu réalises que tu souffres, que tu es seul!...
Tu ne le crois pas. Il semble que tu es seul à souffrir...,
qu'avant toi personne n'a souffert autant que toi et
qu'après personne ne souffrira ce que toi tu endures
aujourd'hui.
Hier, tu souffrais aussi mais tu ne le sentais pas! Tu
étais déjà seul, mais tu ne le savais pas... Dans le tour-
billon de la vie, tu marchais inconscient de ta souffrance
et de celle des autres.

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Pourtant tu étais malheureux... L'épreuve qui
t'arrive n'a rien ajouté à ton malheur, ni rien enlevé à ton
bon-heur. Elle t'a simplement révélé la vérité, celle que
tu ne voulais pas croire, celle contre laquelle tu
multipliais les illusions. Car, avoue-le, tu as vécu dans
l'illusion!...
Tu te croyais le maître de ta vie, le réalisateur de tes
plans, et tous tes projets sont anéantis par l'épreuve...
Tu t'estimais à l'abri de la misère à cause de tes
biens, de ton travail, et voici aujourd'hui que tu te débats
dans des difficultés matérielles imprévisibles; la maladie
t'arrache à ta tâche et te plonge dans la dépendance de la
douleur...
Tu pensais posséder le bonheur sur la terre parce
qu'à ton foyer une femme aimante t'entourait et prévenait
tes désirs... et, aujourd'hui, la terre la recouvre ou une
autre que toi se penche sur son sein... Foyer détruit par la
mort ou l'infidélité!...
Tu espérais te survivre dans tes enfants, et pour eux
tu amassais des biens, tu faisais des projets, tu voulais
leur donner ce que tes parents n'avaient pu t'acquérir... et,
bien avant le temps, l'enfant s'en est allé au pays d'où l'on
ne revient pas, ou, ce qui est pire encore, ingrat,
insensible à tes voeux et à ta peine, il est devenu un
étranger pour toi, ou peut-être une honte pour ton nom.
Impuissance!...
Impuissance!...
Désillusion!...
Vanité..., tout est vanité!
Tu dis:
"Non!" Tu
te révoltes, tu te raidis contre le
sort... Que tu luttes ou t'abandonnes, ta vie inspire la

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pitié!
Écoute! Ce n'est pas un sermon que je veux te faire.
Et si même tu trouves le nom de Dieu dans ces lignes, ne
te formalise pas. L'athée aussi l'emploie, ne serait-ce que
pour nier Son existence... Et ses négations n'expliquent
rien et ne soulagent pas. L'athéïsme n'est sûr de rien.
Avec lui sans cesse tout est remis en doute.
Écoute encore! TON ÉPREUVE N'EST PAS LA
CAUSE RÉELLE ET PREMIÈRE DE TA PROFONDE
DÉTRESSE
L'homme est malheureux de nature. Sa
soif de bonheur le prouve! Sa constante insatisfaction
révèle qu'il n'est pas heureux dans son essence. Il ne
possède rien en propre, rien qui soit vraiment à lui. Son
coeur est un monde de désirs. L'homme est un vase créé
pour être rempli..., créé pour contenir, un vase aux
dimensions infinies. Son coeur a soif d'infini... Mais où
le trouver?...
Le monde et tout ce qu'il contient est contingent,
passager, corruptible, périssable... Ici-bas l'homme n'a
rien apporté et il sait qu'il n'emportera rien!
Pourtant, il n'a pas été créé pour souffrir! Il le sait, il
le sent. Son coeur aspire à la joie, à la plénitude lors
même qu'il se plonge dans la souillure et les voluptés d'un
jour.
Il est une chose que l'homme doit reconnaître:
SON
BONHEUR NE PEND PAS ESSENTIELLEMENT
DES CIRCONSTANCES BONNES OU MAUVAISES,
MAIS AVANT TOUT, D'UN ÉTAT D'ÂME!
Ainsi, tel riche est malheureux dans son opulence,
alors qu'un pauvre chante dans son indigence...

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Tel être en pleine santé ne cesse de se plaindre,
alors que tel malade édifie et réconforte les bien-
portants...
Telle femme reste insatisfaite et s'ennuie quand tout
semble l'avoir favorisée et que tout s'allie pour la dis-
traire, alors que non loin d'elle, un rayon de joie brille au
foyer solitaire de la veuve qui peine et trouve cependant
le temps d'être charitable!...
LE BONHEUR N'EST PAS DANS LES
CIRCONSTANCES NI DANS LES ÊTRES, LE
BONHEUR EST EN DIEU, ET DÉPEND DE L'ÉTAT
DE NOS RELATIONS AVEC LUI. Car, qu'on le veuille
ou non, DIEU EST! On peut vivre avec Lui; on peut vivre
sans Lui. Seul l'homme a le bénéfice ou la perte de son
attitude.
Parce que l'homme vit loin de Dieu et ne connaît pas
Dieu, il ne possède pas la paix.
Riche, il convoite encore; entouré, il craint de perdre
ceux qu'il aime ou désire d'autres présences; en santé, il
ignore son bienfait.
Et voici que dans cet état, l'épreuve le frappe!
N'ayant pas su vraiment jouir de l'abondance,
comment pourrait-il être content dans les privations?
Seule l'école de Dieu lui aurait appris cela.
N'ayant jamais connu d'autre amour que celui des
créatures, comment se douterait-il qu'il existe un amour
divin capable de consoler l'orphelin, de remplacer une
mère, un père, une femme, un mari?... C'est pourquoi, au

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jour où la mort vient lui arracher un être cher, peut- être
le plus cher, il reste meurtri, brisé, affreusement
solitaire... Seule l'école de Dieu lui aurait appris à aimer
en Dieu ce que pour un temps Il nous confie. Il ne serait
pas seul dans sa douleur et saurait que pour Dieu comme
pour le croyant, "tous vivent!"
N'ayant pas su employer ses for-ces à la gloire de
Dieu, comment pour-rait-il maintenant Le louer et Le
bénir dans un corps débile et douloureux?... Seule la
communion avec Dieu lui aurait appris à se soumettre à
la volonté divine et à rechercher en Jésus la puissance
qui guérit!
L'homme a vécu sans Dieu! Il a oublié qu'ici bas il
avait un Maître. Il ne s'est pas préparé à recevoir Sa
visite.
Parce que le Maître ne lui imposait pas visiblement
Sa présence, parce qu'Il n'exigeait pas sans cesse tous
Ses droits sur Lui, parce qu'Il lui lais-sait une certaine
liberté, l'homme s'est cru le maître et plus, il a pensé
pouvoir tout accaparer.
Insensible aux nombreux bienfaits du Seigneur,
aujourd'hui que le Maître réclame ce qui lui appartient,
l'homme crie à l'injustice, se cabre, se révolte.
Il a voulu jouir sans Dieu et main-tenant il faut
souffrir sans Lui!
Le faut-il vraiment? Dieu le veut-Il vraiment?
Non! Non! et non! Dieu veut seule-ment nous faire
comprendre que les épreuves ne sont pas les causes de
nos plus grandes détresses, mais bien notre abandon de

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Lui.
Ce qui rend l'épreuve tragique, c'est l'absence de
Dieu. L'absence de Celui qui domine le mal, le contrôle,
le mesure; qui tient la verge dans Sa main, qui châtie
comme un père et non comme un ennemi ou comme un
sourd et aveugle hasard.
L'épreuve n'est qu'un examen. Mais sans Dieu,
l'homme n'y est pas préparé. Il ne connaît pas
l'Examinateur qui semble lui parler un incompréhensible
langage. Ses épreuves le troublent. L'élève voudrait
questionner au lieu de répondre, faire le juge au lieu de
se laisser juger.
Pourquoi ignorer plus longtemps que Dieu seul est
le Souverain bien?
Les richesses, les honneurs, la réputation, la santé,
l'affection de la créature, tout cela est bien et bon, mais
tout cela n'est qu'accessoire et passager... DIEU SEUL
DEMEURE
Mais encore faut-il que ce Dieu soit connu, révélé!
L'homme ne croit pas en Dieu, non pas tant par
difficulté intellectuelle, mais parce qu'il ne pense pas,
parce qu'il ne veut pas penser, parce que souvent les
valeurs spirituelles ne sont plus rien pour lui... Et s'il
admet encore l'existence de Dieu, trop souvent hélas, il
vit comme s'Il n'existait pas.
Il ne le fait pas entrer dans sa vie quotidienne. Il
peine seul, il lutte seul, il aime seul...Il vit comme si
Dieu n'était pas venu sur la terre, n'avait pas participé à
nos joies et à nos souffrances, comme si Dieu était

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encore le grand Inconnu retiré au plus profond des
cieux!...
L'homme vit chargé de ses peines, de ses soucis, de
ses péchés, comme si en Jésus-Christ, Dieu ne s'était pas
incarné pour prendre sur Lui tout le poids de notre
misère physique, morale et spirituelle, comme si ces
paroles ineffables de l'Écriture Sainte n'avaient pas eu
leur accomplissement:
"Certainement, Lui, a porté nos langueurs, et s'est
chargé de nos douleurs; et nous, nous l'avons considéré
comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais
ll
a été
blessé pour nos péchés, meurtri pour nos iniquités; le
châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et
c'est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris".
(Esaïe, ch. 53, v. 4-5).
Ami qui souffre, connais-tu le Sauveur?
Mon dernier mot pour toi, c'est JESUS! C'est Lui
qu'il te faut! Non seulement le Christ historique d'un
certain catéchisme, mais le Christ vivant, mort hier pour
tes fautes et ressuscité pour ta justification, et qui,
aujourd'hui, transfigure toutes nos épreuves, nous
entourant de Sa grâce prévenante, traversant avec nous
les plus sombres tunnels; le Christ notre richesse, notre
sagesse; le Christ seul capable de peupler toutes nos
solitudes par Sa merveilleuse présence.
Pourquoi ne viendrais-tu pas à Jésus? Non pas à une
religion de rites et de dogmes, mais à une personne
adorable, à Celui qui donne la vie... à Celui qui fait vivre
et nous revele les Évangiles et la Bible toute entière.
N'entendras-tu pas Sa voix te dire en cet instant, à toi

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qu'Il connaît si bien et que tu connais si peu: " Venez à
moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous
soulagerai. Prenez mon joug sur vous et apprenez de
moi, car je suis doux et humble de coeur; et vous
trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est doux, et
mon fardeau léger." (Matthieu, ch. XI, v. 28-30).
Tu verras que Dieu sait tenir Ses promesses. En Lui
tu découvriras un Père, un Dieu qui sait de quoi nos
corps et nos coeurs ont besoin.
Alors, ton épreuve prendra soudain un autre visage.
Tu y verras une messagère des cieux envoyée pour te
ramener à Dieu, à la source de tout bonheur durable.
Tu comprendras pourquoi des multitudes d'hommes
et de femmes témoignent que l'épreuve a été pour eux la
plus grande source de bénédiction, parce que par elle ils
ont retrouvé Dieu, ou ont appris à mieux connaître Son
amour infini. Ils ont réalisé ce que dit le Psalmiste:
"Avant que je fusse affligé, j'errais; mais maintenant
je garde ta Parole." "Il est bon pour moi que j'aie été
affligé, afin que j'apprenne tes statuts," (Psaume 119, v.
67 et 71).
L'épreuve n'a éloigné de Dieu que les formalistes,
les coeurs partagés, tous ceux qui n'acceptent pas dans
leur vie l'autorité du Seigneur, SON droit d'éduquer,
d'instruire, de corriger Ses créatures, dans Son désir d'en
faire PAR JÉSUS-CHRIST, non seulement des enfants
d'adoption, mais des FILS POSSÉDANT SA VIE ET
REFLÉTANT SA NATURE. (Hébr., 12, v. 7-11)
Certes, l'épreuve opère un triage, une sélection.
L'épreuve est un examen. Celui qui croit en Jésus-Christ

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et qui VIT DE SA VIE s'y trouve préparé et pourra
triompher, car dit l'Écriture, "il vous a été fait la grâce,
par rapport à Christ, non seulement de croire en Lui,
mais encore de SOUFFRIR POUR LUI." (Philippiens
1:29).
Quand la souffrance est reçue comme une grâce, elle
ne tarde pas à produire pour ceux qui ont été ainsi
éprouvés, un fruit paisible de justice.
Incréduble ou croyant, jusqu'à ce jour vous n'avez
connu de l'épreuve que son dur et sombre visage.
Aujourd'hui l'occasion vous est donnée d'apprendre
à mieux connaître"Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-
Christ, le Père des miséricordes, et le Dieu de toute
consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions,
afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de
la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se
trouvent dans quelque affliction." (Il Cor. 1 v. 3-4).
Alors les paroles victorieuses de l'apôtre
deviendront les vôtres: "Si Dieu est pour nous, qui sera
contre nous?... Qui nous séparera de l'amour de Christ?
Sera-ce la tribulation ou l'angoisse, ou la persécution,
ou la faim, ou la nudité, ou le péril ou l'épée? Au
contraire, dans toutes ces choses nous sommes PLUS
QUE VAINQUEURS PAR CELUI QUI NOUS A AIMÉS.
Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges
ni les dominations, ni les choses présentes, ni les choses à
venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur,
ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de
l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Sei-
gneur." ( Romains, ch. 8, v. 31-39).

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Du même auteur:
"Être chrétien"
"Le Christ inconnu"
"Les leçons de Marie, Mère de Jésus."
"Jésus revient! Es-tu prêt?" "Médiocrité ou Sainteté?"
"Révolté?... Résigné?... Vainqueur?"
"Donnez gloire à. votre Dieu!" "Un message de Dieu aux
Veuves."
"L'Unité du corps de Christ." "Pour le connaître Lui."
(13 conférences)
Au Canada:
Chez l'auteur:
1745 Cedar Ave
Montréal H3G 1A7 (Québec)
En Europe:
"Le Refuge"
21, avenue Cernuschi 06100 Nice (France)
MAHANAÏM
© Février1992
Dépôt légal: 1 er trimestre1992